mercredi 27 avril 2011

Iron - WOODKID



Deep in the ocean, dead and cast away
Where innocence’s burn in flames
A million mile from home, I’m walking ahead
I’m frozen to the bones, I am
A soldier on my own, I don’t know the way
I’m riding up the heights of shame
I’m waiting for the call, the hand on the chest
I’m ready for the fight, and fate
The sound of iron shocks is stuck in my head,
The thunder of the drums dictates
The rhythm of the falls, the number of deads
The rising of the horns, ahead
From the dawn of time to the end of days
I will have to run, away
I want to feel the pain and the bitter taste
Of the blood on my lips, again
This deadly burst of snow is burning my hands,
I’m frozen to the bones, I am
A million mile from home, I’m walking away
I can’t remind your eyes, your face

vendredi 22 avril 2011

Set fire to the rain - Adele

Combien de temps faudra-t-il encore avant que je puisse embrasser tes lèvres exquises et vivre enfin avec toi, toi la femme que j'attends depuis si longtemps, avec qui je partagerais mes délires comme mes peines ? Toi seule fais vraiment battre mon coeur. Et en regardant le ciel, je sais que tu regardes en ce moment le même ciel, et que nos yeux se rencontrent sans se voir. Mais nous savons tous les deux qu'un jour nous nous trouverons et que nos deux coeurs battront à l'unisson. 
Je ne rêve que de ce jour où je te sauverai de cette obscurité et t'emmènerai découvrir la beauté de ce monde. Ce qui me manque le plus, c'est de ne pas sentir ta main et ta peau contre la mienne, ne pas sentir cette odeur si enivrante. Le pire c'est que je ne sais où tu te trouves car je ne sais même pas qui tu es. 
Mais je sais que le jour où je te rencontrerai, je saurais que c'est toi sans dire un mot. Je le sentirai et nos deux coeurs trouveront enfin cette paix à laquelle nous aspirons pour vivre heureux et ensemble à jamais.

(Live from the Tabernacle, London, 24 January 2011)


I let it fall, my heart,
And as it fell, you rose to claim it
It was dark and I was over
Until you kissed my lips and you saved me

My hands, they're strong
But my knees were far too weak
To stand in your arms
Without falling to your feet

But there's a side to you
That I never knew, never knew.
All the things you'd say
They were never true, never true,
And the games you play
You would always win, always win.

But I set fire to the rain,
Watched it pour as I touched your face,
Well, it burned while I cried
'Cause I heard it screaming out your name, your name!

When I lay with you
I could stay there
Close my eyes
Feel you're here forever
You and me together
Nothing gets better

'Cause there's a side to you
That I never knew, never knew,
All the things you'd say,
They were never true, never true,
And the games you play
You would always win, always win.

But I set fire to the rain,
Watched it pour as I touched your face,
Well, it burned while I cried
'Cause I heard it screaming out your name, your name!

I set fire to the rain
And I threw us into the flames
Well, it felt something died
'Cause I knew that that was the last time, the last time!

Sometimes I wake up by the door,
That heart you caught, must be waiting for you
Even now that we're already over
I can't help myself from looking for you.

I set fire to the rain,
Watch it pour as I touch your face,
Well, it burned while I cried
'Cause I heard it screaming out your name, your name

I set fire to the rain,
And I threw us into the flames
Well, it felt something died
'Cause I knew that was the last time
The last time, oh, oh!

Let it burn
Let it burn
Let it burn

jeudi 21 avril 2011

"Way Back Home" - Danny MacAskill

Quand un écossais fou de BMX se met en tête de faire découvrir son pays en se servant des éléments de chaque paysage visité. Une manière originale de nous donner envie d'aller visiter l'Ecosse !

mercredi 20 avril 2011

Don't Stop Me Now

But de Funny Interpretative Dance dans l'émission Fast and Loose de la BBC2 ? Trouver le nom de la chanson alors que les participants n'entendent pas le morceau joué mimé par le comédien. Et c'est complétement désopilant !

lundi 18 avril 2011

Orelha Negra - M.I.R.I.A.M. X Vhils

Quand le graph-art côtoie la destruction, l'explosion révèle la création de tout un univers...

lundi 11 avril 2011

How to save a life - The Fray

Comment sauver la vie de quelqu'un qu'on aime, se dire que cette personne ne reviendra jamais par la suite? Complètement impuissant face à l'inéluctable, on se dit que la vie est injuste et qu'elle prend toujours en premier les gens qu'on adore le plus. Mais que faire ? Comment continuer à vivre normalement alors qu'on sait que la vie ne sera plus jamais comme avant sans eux ? Tu souffres à l'intérieur et tu ne pourras jamais oublier cette souffrance. Cela sera à jamais une part de toi ancrée dans ton âme. Qu'est ce qui fait que tu t'en sors ? Le fait de ne jamais cesser d'écouter ton coeur. Il faut se relever et avancer malgré tout car la vie continue. Le plus injuste c'est que malgré les malheurs, le monde continue à tourner et que cela ne change rien. Il faut continuellement se battre, croire en des valeurs essentielles, protéger les gens qu'on aime et se sentir libre de faire ce qu'on croit être juste.

Step one you say we need to talk
He walks you say sit down it's just a talk
He smiles politely back at you
You stare politely right on through
Some sort of window to your right
As he goes left and you stay right
Between the lines of fear and blame
You begin to wonder why you came

Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

Let him know that you know best
Cause after all you do know best
Try to slip past his defense
Without granting innocence
Lay down a list of what is wrong
The things you've told him all along
And pray to God he hears you
And pray to God he hears you

Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

As he begins to raise his voice
You lower yours and grant him one last choice
Drive until you lose the road
Or break with the ones you've followed
He will do one of two things
He will admit to everything
Or he'll say he's just not the same
And you'll begin to wonder why you came

Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life
How to save a life
How to save a life

Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

Where did I go wrong, I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life
How to save a life

dimanche 10 avril 2011

Ma revue de presse de la semaine

LE MONDE - Nathalie Kosciusko-Morizet veut expérimenter le bannissement des véhicules les plus polluants à partir de 2012 --> ICI

Dans un chat sur LeMonde.fr, Bernard Laponche, physicien nucléaire, expert en politique énergétique, estime que la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité, jusqu'à sa disparition d'ici vingt ans, est crédible --> ICI

L'EXPRESS - 80% des travailleurs du nucléaire au Japon sont en fait des sous-traitants, recrutés parmi les couches les plus paupérisées de la population japonaise. Enquête sur les "gitans du nucléaire" --> ICI 

OWNI.FR - Le pétrole éthique n'existe pas --> ICI

Selon SLATE.FR, la France n'est pas préparée au pire scénario nucléaire. Les plans d'urgence des autorités ne concernent qu'un rayon de 10km autour des centrales. L'évacuation de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux n'est pas envisagée, alors qu'elles se situent à des distances relativement réduites d'installations nucléaires --> ICI

Et toujours selon SLATE.FR, au PS ce n'est guère différent mais dans un autre style --> ICI


samedi 9 avril 2011

Le paradis noir

Aujourd’hui, les compagnies pétrolières tentent désespérément de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Cette expansion effrénée touche désormais l’Arctique, où la fonte des glaces causée par les changements climatiques ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées.
Les dangers de l’exploitation pétrolière en Arctique sont immenses. Il faudrait bien plus de temps à une marée noire pour se dissiper dans des eaux proches d’un état de glace que dans des eaux plus tempérées. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. De plus, la présence de nappes d’hydrocarbure dans les eaux arctiques serait synonyme d’empoisonnement pour un écosystème marin unique au monde. Les industriels sont incapables de garantir qu’une marée noire ne surviendra pas, et leurs plans d’intervention en cas de catastrophe restent largement inadaptés.


Des réserves immenses de gaz et de pétrole

D’après l’institut américain d’études géologiques, l’USGS, l’Arctique renfermerait environ 30 % des réserves de gaz et 13 % des réserves de pétrole non encore découvertes dans le monde. Au cours des dernières années, les permis de forage se sont multipliés et les activités de prospection se sont rapidement développées. On estime qu’environ 84 % des réserves de gaz et de pétrole non découvertes de l’Arctique se situent en mer, dont quelque 90 milliards de barils techniquement extractibles.
Si l’on part de l’hypothèse qu’un baril, après raffinage et combustion du pétrole, génère environ 300 kg de CO2, les réserves offshore extractibles de l’Arctique pourraient être à l’origine de l’émission de 27 milliards de tonnes de CO2 – un volume comparable à ce qu’émet chaque année l’ensemble des pays de la planète.

L'un des écosystèmes les plus fragiles de toute la planète

L’écosystème de l’Arctique est peut-être l’un des plus vulnérables aux marées noires. En raison des températures basses, d’un manteau glaciaire épais et d’un renouvellement lent des espèces végétales et animales, les substances toxiques persisteraient dans l’environnement, risquant ainsi de contaminer les organismes. Par ailleurs, la faible luminosité de la région ralentirait la fragmentation des nappes de pétrole. La région abrite de nombreux oiseaux marins, notamment des guillemots de Brünnich, des cormorans, des mouettes tridactyles et des eiders à tête grise.
Les oiseaux de mer sont particulièrement vulnérables aux marées noires, le pétrole pouvant détériorer les propriétés thermiques de leurs plumages. De plus, les eaux froides préservent davantage les capacités adhésives et nocives des hydrocarbures.
L’Arctique est également l’habitat d’espèces de mammifères marins uniques au monde. Les baleines du Groenland, les narvals, les baleines blanches, les bélugas et les morses se rendent tous les hivers dans le détroit de Davis et la mer de Baffin. Les phoques barbus se rassemblent également dans la région en période hivernale. 

Entre mai et juin, le petit rorqual, la baleine à bosse, le rorqual commun et la baleine bleue arrivent de l’hémisphère sud. Les phoques annelés sont présents toute l’année. Le phoque du Groenland et le phoque à capuchon commencent leur migration le long des côtes ouest du Groenland entre mai et juin, et s’installent dans la région jusqu’à novembre-décembre. Les ours polaires peuvent également élire domicile dans la région de février à mai. Les nappes de pétrole sont un risque particulièrement important pour les bébés phoques, qui ont besoin de leur pelage de naissance pour se protéger du froid. 

Si une marée noire avait lieu aujourd'hui en Arctique, cela déclencherait toute une série d’évènements incontrôlables…

Les espèces continentales, telles que les ours ou les renards polaires, dépendent fortement des ressources côtières pour leur alimentation. Or les espèces côtières, en consommant des proies ayant été exposées aux hydrocarbures, assimileraient un volume important de substances toxiques, du fait de la bioaccumulation. Ainsi, "l’empreinte" d’une marée noire pourrait s’étendre jusqu’à l’intérieur des terres.
Les conséquences d’une marée noire pourraient être encore plus importantes au cours des mois estivaux, du fait des migrations saisonnières de certaines espèces telles que les baleines bleues ou les saumons, et de la période de reproduction des oiseaux migratoires, des millions d’oiseaux faisant étape en Arctique.
La construction de plateformes pétrolières ou d’oléoducs menace directement les coraux d’eau froide, qui pour certains ont plus de 2 000 ans et comptent parmi les plus vieux animaux vivants de la planète. Les activités de pêche, qui représentent une valeur totale supérieure à 2,5 milliards de dollars, se déroulent à 80 % dans trois régions de l’océan Arctique justement convoitées par les compagnies pétrolières : le Groenland oriental, la mer de Norvège et la mer de Barents.

Les risques en cas de marée noire

D’après les estimations de l’agence américaine Minerals Management Service, les blocs de concession situés dans l’océan Arctique ou à proximité de l’Alaska ont une chance sur cinq d’être à l’origine d’une marée noire importante au cours de leur durée d’exploitation. Ainsi, plus le nombre de blocs exploités sera élevé, plus les risques de marée noire seront importants. Au cours des dernières années, les dangers liés aux icebergs ont augmenté car plusieurs grands glaciers du Groenland ont commencé à se désintégrer en raison des changements climatiques.
Un immense bloc de glace, d’une superficie égale à quatre fois celle de Manhattan, s’est récemment détaché du glacier de Petermann. Il devrait dériver en direction du détroit de Nares, pour rejoindre ensuite la mer de Baffin et s’engouffrer dans le courant du Labrador. Il est probable que certains de ces icebergs soient trop gros pour être remorqués hors du passage des appareils de forage. En d’autres termes, les plateformes elles-mêmes devront être retirées à brève échéance.
Cairn Energy admet que l’Arctique pose des défis extrêmes, et que la "logistique est complexe". Le groupe affirme qu’il met actuellement au point une méthode d’intervention spécifique au Groenland et, d’après ses rapports, l’entreprise disposerait dans la zone de 14 navires équipés de l’infrastructure appropriée. À titre de comparaison, le plan d’intervention mis en place dans le golfe du Mexique pour tenter de résorber la marée noire de BP impliquait une flotte de 6 500 embarcations...

Il est très difficile de détecter la présence d’hydrocarbures sous la glace et parmi les morceaux de calotte glaciaire, et les experts sont d’avis qu’il est impossible de contenir un déversement de pétrole emprisonné sous un épais corps de glace et c'est d'ailleurs pourquoi Ron Bowden, haut responsable d’une entreprise canadienne spécialisée dans les interventions post-marées noires, a déclaré qu' "il n’existe, à l’heure actuelle, aucune solution ou méthode qui nous permettrait de récupérer du pétrole en cas de marée noire en Arctique".  Les bateaux "récupérateurs", utilisés en grand nombre dans le golfe du Mexique, sont simplement inefficaces si la présence de glace les empêche d’atteindre les nappes d’hydrocarbure. Plus de deux décennies après le naufrage de l’Exxon Valdez en 1989, les effets de la marée noire dans le golfe de l’Alaska se font encore sentir, en mer comme sur le littoral.

Des poches de pétroles sont toujours enfouies sous les sédiments et les plages de galets. Les populations de loutres de mer, qui avaient diminué de moitié, ne sont pas encore pleinement reconstituées, et les populations locales de mammifères marins sont au bord de l’extinction, les substances toxiques s’étant infiltrées dans leurs sous-couches graisseuses. Le nombre d’orques épaulards (Orcinus orca) a diminué de 40 %35, et leur survie dans la baie du Prince William (au sud de l’Alaska), semble fortement compromise.
Même sans marée noire majeure, la conduite permanente d’activités industrielles, telles que l’exploration, la prospection sismique ou l’extraction de pétrole en mer, pourraient perturber la migration saisonnière des baleines, la montaison des saumons et les périodes de reproduction des oiseaux migratoires.

Les dégâts inestimables causés à la faune et à la flore dans la baie du Prince William, région de l’Alaska touchée par la marée noire de l’Exxon Valdez en 1989, nous rappellent quelles peuvent être les conséquences d’une marée noire dans un environnement polaire.
La quantité de pétrole déversée lors de cette catastrophe se limitait à celle contenue dans les soutes du pétrolier (40 000 tonnes). Comme nous l’avons vu dans le golfe du Mexique, l’explosion d’un puits offshore peut entraîner le rejet de quantités inestimables de pétrole dans l’environnement marin. Aucune compagnie pétrolière ne peut garantir qu’un accident similaire ne pourra jamais se produire en Arctique.

Fait inquiétant : avant que la catastrophe du golfe du Mexique ne vienne mettre un terme à la procédure, les compagnies pétrolières avaient demandé au gouvernement canadien de revenir sur les règles de sécurité qui permettent de prévenir l’explosion incontrôlable des puits forés dans la mer de Beaufort, en Arctique46. Ces compagnies, notamment Imperial Oil (propriété d’Exxon) et BP, avaient en effet demandé à l’Office national canadien de l’énergie d’assouplir la réglementation, qui stipule qu’un puits de secours doit être mis en place simultanément au puits principal.
Les puits de secours sont notamment utilisés pour réduire la pression en cas d’éruption et faciliter les opérations de fermeture du puits principal, ainsi que pour diminuer l’ampleur des fuites. Mais en Arctique, la période de forage étant de courte durée, il pourrait être impossible de mettre en place un puits de secours avant l’arrivée du gel hivernal. Ainsi, le pétrole pourrait continuer à se déverser dans l’océan jusqu’à ce que les opérations de forage puissent reprendre, après la saison hivernale. En cas d’explosion d’un puits en mer de Beaufort, où trois saisons sont parfois nécessaires pour construire un seul puits, le pétrole pourrait donc fuir pendant plusieurs années.

Pour appuyer sa demande, la compagnie Imperial Oil avait affirmé que le forage d’un puits de secours et d’un puits principal au cours de la même saison ralentirait l’exploitation des ressources pétrolières en mer de Beaufort, sans doute parce que l’installation d’un puits de secours implique des coûts élevés. Autrement dit, le principal argument de la compagnie était que les activités de forage en mer de Beaufort auraient un coût rédhibitoire si elles devaient être menées avec de véritables garanties de sécurité. Si l’exploitation pétrolière ne peut se faire en toute sécurité, alors elle ne devrait pas se faire du tout.


vendredi 8 avril 2011

Pour une révolution énergétique, maintenant !

Greenpeace et le Centre Aérospatial allemand ont développé un scénario (disponible à cette adresse http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/revolution-energetique-2010.pdf) afin de sortir de notre société énergivore.  
Ce rapport montre qu’il est possible d’ici 2050 de réduire nos émissions de CO2 d’au moins 70% par rapport aux niveaux de 1990. Le but est aussi de montrer qu’on peut éliminer progressivement et définitivement l’énergie nucléaire.
Cela passe bien évidemment par une combinaison d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Bref, c’est du tout benef, puisque cela permettrait à l’Europe et à sa population d’acquérir une véritable indépendance énergétique sans être prisonnier des fluctuations du marché de l’énergie.

On peut arriver à l’échelle d’un pays à une consommation 4 à 10 fois plus basse qu’aujourd’hui en faisant des trucs tout bêtes comme améliorer l’isolation thermique et l’architecture de nos bâtiments, remplacer nos vieux chauffages électriques par des systèmes fonctionnant avec le renouvelable, fabriquer des véhicules moins gourmands en énergie. On peut aussi empêcher les pertes d’énergies lorsqu’on convertie et transmet cette énergie. 

Comment ? En décentralisant les réseaux électriques et en étendant l’utilisation de la cogénération (qui produit simultanément chaleur et électricité en utilisant un seul et même carburant dans une installation se trouvant au plus près des consommateurs, le tout minimisant les pertes en recouvrant la chaleur qui serait normalement perdue dans un générateur électrique et en économisant également le carburant qui pourra être réutilisé).
Les systèmes de chauffages et de refroidissements capables d’utiliser la cogénération sont les collecteurs solaires (solaire thermique), la biomasse, le biogaz, et l’énergie géothermique qui pourront se substituer à terme aux systèmes de chauffages et de refroidissements à base d’énergies fossiles.

Par rapport à la gestion de notre réseau électrique européen, il y a également beaucoup d’efforts à faire car plus de la moitié des centrales électriques dans l’Union Européenne ont plus de 20 ans ! C’est pour cela qu’il faut réfléchir dès maintenant à ce que nous allons faire pour renouveler ce gigantesque chantier. Et la seule solution pour ne pas aggraver l’emballement climatique demeure le renouvelable et l’abandon progressif du nucléaire d’ici 2050qui est une fausse solution contre le dérèglement climatique.

Mis à part le risque d’accident nucléaire comme à Tchernobyl ou actuellement à Fukushima, le problème éternel du recyclage des déchets nucléaires, la possibilité d’un attentat terroriste contre au moins une centrale, l’utilisation hypocrite et assez scandaleuse de l’uranium pour perpétuer la prolifération des armes nucléaires (en faisant passer maintenant ces armes pour de l’uranium appauvri pour contourner le fameux traité anti-prolifération), le nucléaire émettra toujours peu de GES par rapport au pétrole et au charbon. Admettons qu’on relance le nucléaire d’ici 2030 à l’échelle mondiale. On multiplierait par 3 le nombre de centrales dans le monde et avec un investissement astronomique de 780 milliards d’Euros….on ne réussirait qu’à réduire de 9% nos émissions de CO2. 

Où se trouve l’efficacité énergétique ? Elle n’existe pas (d’autant plus qu’on épuiserait les réserves mondiales d’uranium dès 2030, vive la soi-disant énergie non-fossile) ! Le souci, c’est qu’aujourd’hui l’industrie nucléaire cannibalise la quasi-totalité des budgets recherche et développement accordés à l’énergie. Du coup, il n’y a quasiment pas de recherche sur les énergies renouvelables alors que ce sont les énergies de demain.

Pour sortir du nucléaire en France (nation par excellence du nucléaire), il est indispensable de mettre un frein aux gaspillages énergétiques (surtout quand on sait que l’enrichissement d’uranium consomme à lui seul la production de 3 réacteurs). Commençons par le réseau électrique… Le transport du courant sur les réseaux électriques provoquent de grosses pertes énergétiques. En fait, le changement des transformateurs électriques les plus énergivores permettrait de fermer un réacteur nucléaire de 1900 MW. Maintenant, venons-en à l’électricité que nous exportons aux autres pays européens (nous sommes d’ailleurs le premier pays exportateur d’électricité en Europe). Il y a 30 ans, un brin chauviniste, nos politiciens ont surévalué la consommation d’électricité à venir lors de la construction de notre parc nucléaire. Du coup, il y a beaucoup trop de réacteurs nucléaires en France et nous exportons tellement que lors des fameux pics de consommation, le réseau surcharge et c’est la panne générale. Réduire les exportations tout en assurant à tout français du courant même en période de pic, permettrait la fermeture de 10 réacteurs nucléaires.
L’éclairage public est également un gisement important d’économies d’énergies. La solution serait d’implanter aux lampes les plus énergivores des ballasts (qui améliorent le rendement des lampes et accélèrent leur allumage), et ajuster l’éclairage aux besoins grâce à l’implantation de régulateurs.

Deuxième fausse bonne idée: le captage et de stockage de CO2.
L’idée de piéger le CO2 et de le stocker sous la mer ou dans la terre peut sembler séduisante à première vue, mais il existe encore beaucoup de problèmes dans cette nouvelle technique. Primo, selon les scientifiques, le procédé ne pourra être au point qu’en 2050 (donc après la bataille contre le réchauffement climatique). Deuxio, cette technologie coûte extrêmement chère. Tertio, cela engendrera de gros impacts sur l’environnement puisque cela nuira à de nombreux écosystèmes situés à proximité des zones de stockage, et cela accélérera l’acidification de nos océans. Donc ce n’est clairement pas une bonne solution puisqu’elle ne fait que perpétuer notre dépendance aux énergies fossiles tout en se donnant bonne conscience afin de continuer à polluer davantage.

Une des solutions de ce rapport intitulé « Révolution énergétique » est de sauver les forêts afin de sauver le climat…car aujourd’hui, près de 20% de nos émissions de GES sont imputables à la destruction des forêts tropicales humides et en particulier des forêts primaires. Il s’agit de la deuxième cause du changement climatique en cours. Véritables poumons de la planète, elles stockent à elles seules la moitié du carbone terrestre. Tous les 2 ans, c’est environ 2 millions d’hectares qui partent en fumée en Amazonie, tout ça pour planter du soja (souvent OGM) et élever du bétail. En Afrique centrale, et notamment dans les forêts du bassin du Congo, l’exploitation illégale du bois risque de libérer 34.4 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2050 si l’on n’arrête pas cette surexploitation.
En Indonésie, le développement accéléré des agrocarburants à base notamment d’huile de palme a déjà détruit 40% de la forêt indonésienne. Sans compter la faune et la flore qui y sont massacrés, les populations autochtones qui y sont chassées. Il faut arrêter cette folie ! Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, lisez le témoignage poignant de la primatologue Emmanuelle Grundmann intitulé « Ces forêts qu’on assassine ».

On pourrait se dire que les agrocarburants sont une alternative intéressante au pétrole, sauf qu'il s'agit encore une fois d'uen fausse bonne idée. Oui car ce sont des carburants issus de produits agricoles qui sont en train de se développer dans de plus en plus de pays émergents notamment au Brésil (avec l’éthanol produit à base de canne à sucre) et en Indonésie (avec l’huile de palme). Le souci, c’est que pour cultiver ces nouveaux carburants, on détruit des pans entiers de forêts. Alors on pourrait se dire, pourquoi pas puisqu’on utiliserait les céréales et des plantes pour à la fois se nourrir et mettre du carburant dans son véhicule. L’autre problème c’est que les champs agricoles servant à la culture des agrocarburants ne sont réservés qu’aux carburants (et empiètent désormais sur les surfaces agricoles réservés jusqu’ici à la nourriture). Donc au final, plus de GES avec la déforestation et moins de nourriture alors que toute la population terrestre ne mange même pas à sa faim. C’est le monde à l’envers ! D’ailleurs, si vous voulez développer cette thématique, n’hésitez pas à lire cet excellent livre de Fabrice Nicolino intitulé « La faim, la bagnole, le blé, et nous »

Au lieu de dépenser inutilement son temps et son énergie à essayer de donner une image plus écolo à des sources d’énergies dangereuses et polluantes, nos politiciens devraient adopter d’urgence des plans d’efficacité énergétique qui feraient d’ailleurs de très bons plans de relance économique en terme de créations d’emplois. Cette ambition est tout à fait réalisable, et c’est pourquoi je crois en l’utilisation d’énergies renouvelables sans nucléaire, sans captation de CO2, et sans agrocarburants. Prenez donc à la révolution énergétique !

jeudi 7 avril 2011

Le nucléaire, c'est bon pour les affaires

Avec les récents évènements qui ont frappé le Japon, la France s'est vantée avec tout le chauvinisme qui caractérise notre peuple d'être à la pointe en matière de sûreté et sécurité nucléaire. Dans la réalité, est-ce vraiment le cas ?

C'est pourquoi nous prenons aujourd'hui la direction du Brésil où nous retrouvons notre champion de l'énergie nucléaire Areva. Sur le site d'Angra dos Reis, la multinationale est en train de monter une nouvelle centrale nucléaire avec l'aide des banques françaises et notamment de BNP Paribas. En effet, l'objectif d'Areva est d'exporter son savoir faire énergétique au marché chinois, indien, et brésilien. Jusque là, on peut se dire que tout est normal, mais cela va se compliquer.

Quel rapport y a-t-il entre BNP Paribas et le nucléaire ?
Il faut savoir que la construction d'un réacteur coûte cher (c'est à dire plusieurs milliards d'euros) et certaines banques françaises prêtent de l'argent à ces pays en voie de développement via des garanties d'Etat. Qu'est qu'une garantie d'Etat ?

Le mécanisme est simple : lorsque l'importateur (étranger) risque de ne pas rembourser la facture, l'exportateur qui a souscrit un contrat d'assurance avec l'organisme assureur (la Coface pour la France), le sollicite pour qu'il le paie à la place du client défaillant. Si le montant des indemnisations versées par l'organisme assureur est supérieur au montant des primes d'assurance perçues, il se rembourse, en toute légalité, dans le budget public.
Ce mécanisme intervient lorsque les risques liés aux exportations sont trop importants pour être couverts par le secteur privé (risque monétaire, risque politique). Autrement dit l'objectif de ce système est de transférer le risque qui pèse sur une transaction de l'investisseur privé, à savoir la banque, vers l'État, à savoir le contribuable.

Pour être certain que la Banque soit impliquée dans le projet qu'elle va financer, l'organisme d'assurance-crédit ne peut pas assurer la totalité du projet : en France c'est pourtant 95% du montant prêté par la banque qui sera garanti.
En garantissant 95% du montant du prêt, l'État donne une subvention indirecte aux banques privées pour qu'elles financent l'exportation des technologies nucléaires nationales.
Le système est particulièrement pervers. En effet, comme la banque n'assumera pas les risques financiers de cette opération, elle ne fait pas d'analyse des risques environnementaux liés au projet autre que celle réalisée par l'agence de crédit à l'exportation, largement partie prenante au projet :

Ce mécanisme permet donc à la banque de contourner les règles internationales qui régissent le financement de projet. Ces règles prévoient notamment le recours à un consultant extérieur et indépendant du client pour évaluer les risques environnementaux liés au projet (principes de l'équateur signés par les grandes banques françaises) Ce mécanisme aboutit au financement de projets ne respectant pas les standards internationaux de sûreté en matière nucléaire, un minimum en la matière, projets qui ne pourraient pas voir le jour en Europe.

Autrement dit, les banques occidentales reçoivent de la part des États nucléaires des subventions pour financer aveuglément des projets nucléaires dangereux à l'étranger, leur permettant ainsi d'exporter leurs technologies. Au total, ce sont 175 milliards d'euros qui sont partis dans des projets nucléaires étrangers entre 2000 et 2009. 3 banques françaises sont impliquées dans ce business assez trouble: la BNP Paribas, la Société Générale, et le Crédit Agricole.

A l'étranger, il n'existe pas de niveaux équivalents de sûreté que l'on pourrait comparer aux normes françaises et européennes.

Le début de la construction de ce réacteur au Brésil a débuté en 1984. Mais deux ans plus tard, le chantier fut abandonné car il n'y avait plus assez d'argent pour financer le projet. Mais en 2010, Areva et aux banques françaises reprennent exactement le même projet avec la bénédiction du gouvernement Lula. Ce qui signifie qu'Areva se base sur des plans dont la conception date d'il y a 30 ans accompagné d'un retard sur le plan technologique de 20 ans.

Que font donc les brésiliens ? Il n'y a donc personne pour sonner la sonnette d'alarme ?
Il faut savoir qu'aujourd'hui qu'il n'existe pas d'évaluation de la sureté et des risques de ce projet controversé. Certes, un rapport d'experts de la Commission Nationale de l'Energie Nucléaire (CNEN) a détaillé en 99 points...pourquoi ne pas poursuivre la construction de ce réacteur. Mais la direction de ce service brésilien de sûreté a fait le choix de ne pas prendre en compte les objections de ses experts car la CNEN ne fait pas que contrôler la sûreté de ses centrales. Mais elle exploite également les réacteurs expérimentaux et vend elle-même son minerai d'uranium nécessaire à l'élaboration du combustible nucléaire qui alimentera ses centrales. Ce qui s'apparente de manière flagrante à un grave conflit d'intérêt.

Direction à présent en Inde où Areva construit pour 5 milliards d'euros, deux nouveaux réacteurs nucléaires EPR, à Jaïtapur, dans l’état du Maharastra sur une faille sismique.
La région de Jaïtapur est traversée par trois failles tectoniques. Au cours des 20 dernières années, de nombreux tremblements de terre ont été recensés dans cette zone. Le plus violent, enregistré en 1967 à une centaine de kilomètres de Jaïtapur, affichait une magnitude de 6,5 sur l’échelle de Richter. Entre 1990 et 2000 un séisme d’une magnitude supérieure à 6 sur l’échelle de Richter et deux supérieurs à 5 ont été mesurés dans la région de Jaïtapur.
Sur l’échelle de risque indienne, la zone de Jaïtapur est classée à l’échelon 4 sur 5 avec des séismes pouvant atteindre une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter. Jamais une centrale nucléaire n’a encore été exposée à une telle magnitude.


C'est pourquoi la population locale est très clairement opposée à ce projet (10000 personnes se sont rassemblées en décembre dernier pour manifester leur opposition à ce proket). Des dizaines de manifestants ont été arrêtés et emmenés dans des fourgons de police, selon l’agence Press Trust of India (PTI) et parmi les personnes interpellées, figurent des leaders de la contestation du projet. La manifestation rassemblait des pêcheurs et des paysans accompagnés de leurs familles, qui devront déménager pour laisser la place à la construction des réacteurs. Les villageois ont d'ailleurs refusé les compensations financières versées pour le rachat forcé de leurs terres.
Ces habitants craignent à juste titre de voir leur pêche contaminée et de perdre leurs terres agricoles. L’assurance des autorités selon laquelle le projet devrait transformer l’économie locale et créer de nouveaux emplois a été accueillie avec beaucoup de scepticisme parmi la population locale.

Sur les aspects dangereux du projet, la BNP se veut bien entendu rassurante : elle assure être en mesure de faire pression pour faire progresser les critères de sureté en Inde, en conditionnant l’attribution du prêt à une progression sur certains aspects et notamment la sûreté et la sécurité du projet, conditionnalité qui là encore ne sera pas diffusée au grand public.
En résumé la BNP assure faire des études indépendantes qu’elle prendra en compte mais dont les résultats ne pourront être communiqués, elle assure aussi avoir une marge de manœuvre et pouvoir faire progresser la sécurité du projet mais là encore il faut les croire sur parole. Et l'argument sorti sur la sûreté de nos centrales après ce qui s'est passé au Japon ne tient même plus à un fil lorsqu'on voit ce qui se prépare au Brésil et en Inde.

Pour plus d'informations, consultez ces deux sites très bien documentés:

samedi 2 avril 2011

Le retour du vautour

D'accord, l'époque n'est pas vraiment à l'optimisme: chômage, précarité, crise financière, crise climatique, crise alimentaire, conflits à travers le monde, dictatures, corruption, individualisation de la société au détriment du collectif.... Mais ce n'est pas à cause de tout ça que l'on doit devenir complètement idiot et bêler devant le premier mouton qu'on rencontre.

C'est pourtant ce que certains font lorsqu'ils donnent du crédit à des personnalités comme Eric Zemmour. Et se vacciner contre de telles personnes est nécessaire aujourd'hui si justement on veut avoir un esprit libre et indépendant. Certains me répondront qu'il a le droit de parler grâce à la fameuse liberté d'expression (qu'on utilise à tout va aujourd'hui, même si c'est pour dire des conneries plus grosses que soi, et encore plus si les sources ne sont même pas vérifiées). On a d'ailleurs voulu mettre Stéphane Guillon dans le même panier que cette sinistre personne. La grande différence, c'est que Guillon est un humoriste spécialiste du cynisme et de l'humour noir, faisant exploser son talent pour asséner à certains des vérités qui font mal à entendre (et en plus on en rigole vraiment). Moralité: on a le droit et le devoir de rire de tout, mais on ne peut pas dire tout et n'importe quoi.

Au départ, j'ai cru comme tout le monde que Zemmour se reconvertissait dans l'humour (un humour à la Dieudonné quoi, provocateur, raciste, faisant monter sur scène des négationnistes de la Shoah, étant soutenu par des groupes extrémistes au Liban et en Palestine demandant l'éradication d'une certaine communauté, bref un humour....qui n'est en fait plus de l'humour vu qu'il pense vraiment ce qu'il dit). Mais malheureusement Zemmour est un critique littéraire, cinématographique, et musical qui a la particularité de prendre un certain plaisir pervers à humilier les personnes en face de lui. Récemment condamné pour incitation à la haine raciale et élevé au rang de saint patron des martyrs de la liberté d’expression par un parti républicain populaire de droite, Eric Zemmour avait déclaré: "En banlieue, tous les trafiquants sont des noirs et des arabes, c'est un fait". D'abord, comment peut-on dire que c'est un fait lorsqu'il n'y a aucunes statistiques sur le sujet. Il aurait été plus judicieux et surtout plus juste de dire qu'en banlieue, une minorité très défavorisée (où on peut trouver toute sorte de Français: qu'ils soient blancs, noirs, beurres, jaunes, on s'en fout à la limite) tombe dans la délinquance et le trafic de drogue notamment. Clairement exprimée ainsi, la phrase de notre adoré critique signifie, tous les noirs et arabes dans les cités sont des méchants qu'il faut punir, les blancs eux sont tous des gentils.

Eric Zemmour n'est en fait que la caricature du raciste de base. Fils d'immigré, ayant souffert de par ces origines de l'antisémitisme et du nazisme, il se complait à réveiller dans les cerveaux de certains de nos concitoyens nostalgiques de Vichy et du IIIème Reich des pulsions d'un autre âge. Tout le monde dansait en boîte à l'époque sur le célèbre tube "Maréchal nous voilà" en pointant le bras vers le ciel en guise de chorégraphie. En même temps, c'est tellement facile d'être méchant. C'est vrai, pourquoi se fatiguer à être ne serait-ce qu'une fois respectueux. Ils font vraiment chier ses défenseurs des droits de l'homme (déjà qu'on a les écolos sur le dos).

Très sérieusement, on peut difficilement être à l'aise avec les soutiens de Zemmour qui se trouvent plutôt vers le côté obscur de la droite. Mais bon, de toute façon, il n'en est pas vraiment à son premier coup d'éclat. Voici quelques exemples qui m'ont immunisé à vie de ce vautour. C'est vrai qu'il a le même regard et sourire que l'animal avant de dépecer son cadavre, mais même un vautour n'est pas aussi cruel puisqu'il ne s'attaque qu'aux animaux morts et en putréfaction (alors que Zemmour lui s'attaque directement à l'animal vivant). 


Rappelons en ce lieu mes frères ses saintes paroles empreintes de douceur et d'humanisme:

Selon lui les arabes ne savent soit-disant pas lire et n'ont aucune culture (on a du apprendre les chiffres et la science mathématique pour rien alors, sans compter les nombreux scientifiques dits arabes qui nous ont permis de sortir de l'obscurantisme religieux qui prévalait au Moyen-âge, même si après ça nos rois n'ont pas forcement rendus plus heureux le peuple_période par ailleurs chérie de notre cher critique et où je l’imagine très bien dans le rôle du grand inquisiteur_).

Toujours selon ce très saint homme, la femme n'est soit disant destinée qu'à être une prostituée, une dévergondée qui restera toujours inférieure à l'homme (je plains sa propre femme, et souhaite pour son bien-être qu'elle soit sourde et qu'elle ne sache pas lire sur les lèvres....même si du coup un prêtre soutenu par sa hiérarchie aurait pu en abuser)

Selon lui, il faut rétablir la peine de mort, abolir la liberté de la presse et le droit d'avorter librement (au XXIème siècle, à l'heure où nous devons nous battre pour nos libertés et défendre notre humanisme, ces idées sont novatrices et porteuses d'un amour fou pour le genre humain). Pourquoi ne pas aller plus loin, et légaliser la torture (pas les animaux on le fait déjà, mais sur les humains évidemment, même si certains ne se gêne pas pour le faire dans d'autres pays avec l'aval de grandes puissances). On pourrait également  emprisonner tous ceux qui s'opposent au pouvoir (à la Bastille et qu'on leur coupe la tête !) et légaliser le viol. Enfin, grâce tous les morts que ce retour à l'archaïsme pourra amener, le vautour pourra dépecer enfin du cadavre (à défaut, cela explique sans doute pourquoi il s'exerce sur les vivants).

Evidemment c'est facile de dire qu'il faut envoyer les flics et l'armée dans les cités quand on ne fait que regarder Julie Lescaut et Carré Viiip sur TF1. Mais ce qui est le plus choquant, c’est que nos politiciens donnent du crédit à des personnalités aussi controversées en ne se battant plus sur des programmes, mais en se battant sur les origines de l'autre ou sur les erreurs qu'il aurait pu faire dans sa jeunesse, tout en empiétant avec de grosses chaussures dégueulasses la vie privée et les libertés individuelles de chacun. Puis, c'est aussi facile de parler de la défense des droits de l'homme lorsqu'on fait du trafic d'armes et qu'on vend notre sale technologie nucléaire à d'autres pays (après on fait semblant de gueuler qu'untel ou untel veut développer l'armement atomique tout en soutenant les pires régimes dictatoriaux).

Et tout ça pour faire quoi ? Du blé et encore plus de blé....qui ne nourrira même pas les êtres humains qui crèvent de faim, de soif, et que nous sommes les premiers à expulser de notre pays car nous ne comprenons pas pourquoi ils viennent en France, pays des droits de l'homme, de la révolution, et des libertés. Laissons ces obscurs crétins se complaire dans un intellectualisme qui ne fait pas avancer les choses, bien au contraire. Battons-nous pour de plus grandes causes, mais ensemble, sans tomber dans le piège de la division et du chaos perpétuel dans lequel certains voudraient nous faire tomber.