jeudi 5 mai 2011

Un anniversaire bien morbide

Le 26 Avril 1986, il y a 25 ans, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait répandant dans l’atmosphère cent fois la quantité de radioactivité des sinistres bombardements de Nagasaki et Hiroshima durant la seconde guerre mondiale. En Biélorussie, en Ukraine, et en Russie, 150000 km2 de terre on été irradiés si fortement qu’une grande partie de la population a dû être évacuée faisant de la région un quasi no man’s land.

On pourrait se dire, c’était il y a 25 ans, chez des Russes pas forcement en pointe en terme de sûreté de ses installations. Sauf que la catastrophe du 11 Mars dernier à Fukushima au Japon (qui est l’une des premières puissances mondiales les plus évoluées au monde d’un point de vue technologique) nous rappelle les dangers et les incertitudes liées au nucléaire. D’ailleurs, le 12 avril dernier, l’Agence japonaise de sûreté nucléaire a pris la décision grave de relever le niveau de l’accident de la centrale de Fukushima de 5 à 7, soit le plus élevé selon l’échelle internationale des évènements nucléaires et radiologiques. Ce niveau signifie qu’un rejet majeur de matières radioactives s’est produit avec des effets considérables sur la santé et l’environnement

Peut-on du coup comparer les deux catastrophes ? Pas vraiment puisque le niveau des émissions radioactives enregistré depuis l’accident de Fukushima équivaudrait à environ 10% de celui mesuré en 1986 à Tchernobyl. Toutefois, pour les ingénieurs français de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, si les ingénieurs japonais ne parviennent pas à refroidir les réacteurs de manière significative d’ici les prochaines semaines, la totalité du combustible se retrouvera hors de l’eau et les rejets radioactifs seront très importants, les piscines se trouvant quasiment en plein aire, sans enceinte de confinement. On serait alors au même niveau de rejet que lors de la catastrophe de Tchernobyl.

Mais selon Stefan Füglister, expert nucléaire pour Greenpeace "Ces trois catastrophes ont ceci en commun, que de façon choquante, elles ne feront jamais partie du passé pour les êtres humains qu’elles ont touché. Comme le montre l’histoire des catastrophes nucléaires, les victimes doivent en subir les conséquences à long terme. Les conditions de vie dans les proches alentours de la catastrophe de Tchernobyl sont aujourd’hui encore très mauvaises, alors que près de cinq million de personnes y habitent." Une enquête récente de l'ONG montre que dans certaines régions, les doses de radioactivité contenues dans les denrées alimentaires dépassent les normes admises. Les chiffres des cancers de la thyroïde chez les enfants sont en hausse, alors que 80% des liquidateurs sont considérés comme malades.
Le 21 avril, EDF a convoqué pour la première fois la presse depuis la catastrophe de Fukushima. Et Greenpeace était présente pour se charger du comité d’accueil pour marteler au siège de l’entreprise que le nucléaire sûr n’existe pas. 

Il faut savoir qu’il y a quelques semaines, le président de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) André-Claude Lacoste, pointait du doigt 4 failles importantes de sécurité relevées sur l’EPR en relation directe avec la situation actuelle à Fukushima. Au point pour notre président d’envisager de mettre en place un moratoire sur la construction de ce nouveau réacteur en France ! Et là où la situation est encore plus cocasse, c’est que la France est engagée dans plusieurs projets EPR dans le monde, dont deux en Inde, dans la région de Jaitapur, une zone connue pour l’extraordinaire richesse de sa biodiversité mais également pour son risque sismique élevé. 

De plus, sur le JT de 20h de TF1, on a appris qu’un pharaonique projet était actuellement en cours d’élaboration pour enfermer sous un sarcophage hermétique pharaonique la centrale de Tchernobyl, projet qui coutera au moins 1 milliard d’euros et qui aura la taille d’un stade de football. Et devinez qui construit ce sarcophage ? Bouygues, entreprise française et également propriétaire de la chaine privée TF1. C’est beau le hasard tout de même ! 
On a quand même vu meilleure publicité pour une énergie soi-disant d’avenir ! Et après quand on parle de discussions démocratiques pour envisager la sortie du nucléaire, un certain personnage nous prédit un retour au Moyen-Âge si un tel débat a lieu ? Mais pour qui nous prend-on ? De quel droit n'aurions nous pas droit, nous citoyens, de nous emparer de ce sujet et de réclamer des énergies plus sûres, sans déchets radioactifs, sans risques d'accidents graves ? Et dilapider des ressources fossiles comme l'uranium c'est être moderne peut-être ? C'est faire exactement la même connerie que nos ancêtres. Mais suis-je bête, c'est pour les générations futures évidemment. A eux bien évidemment de se démerder et de payer pour nos idées rétrogrades.

La catastrophe de Fukushima l'a bien montré: face à des évènements naturels imprévisibles, même nos calculs en terme de sécurité et de sûreté sont bien en deçà de la réalité. Et en réalité, plus important que de sortir d'une énergie pour aller à un autre, c'est notre perception du risque et notre mode de consommation que nous devons changer.

mercredi 27 avril 2011

Iron - WOODKID



Deep in the ocean, dead and cast away
Where innocence’s burn in flames
A million mile from home, I’m walking ahead
I’m frozen to the bones, I am
A soldier on my own, I don’t know the way
I’m riding up the heights of shame
I’m waiting for the call, the hand on the chest
I’m ready for the fight, and fate
The sound of iron shocks is stuck in my head,
The thunder of the drums dictates
The rhythm of the falls, the number of deads
The rising of the horns, ahead
From the dawn of time to the end of days
I will have to run, away
I want to feel the pain and the bitter taste
Of the blood on my lips, again
This deadly burst of snow is burning my hands,
I’m frozen to the bones, I am
A million mile from home, I’m walking away
I can’t remind your eyes, your face

vendredi 22 avril 2011

Set fire to the rain - Adele

Combien de temps faudra-t-il encore avant que je puisse embrasser tes lèvres exquises et vivre enfin avec toi, toi la femme que j'attends depuis si longtemps, avec qui je partagerais mes délires comme mes peines ? Toi seule fais vraiment battre mon coeur. Et en regardant le ciel, je sais que tu regardes en ce moment le même ciel, et que nos yeux se rencontrent sans se voir. Mais nous savons tous les deux qu'un jour nous nous trouverons et que nos deux coeurs battront à l'unisson. 
Je ne rêve que de ce jour où je te sauverai de cette obscurité et t'emmènerai découvrir la beauté de ce monde. Ce qui me manque le plus, c'est de ne pas sentir ta main et ta peau contre la mienne, ne pas sentir cette odeur si enivrante. Le pire c'est que je ne sais où tu te trouves car je ne sais même pas qui tu es. 
Mais je sais que le jour où je te rencontrerai, je saurais que c'est toi sans dire un mot. Je le sentirai et nos deux coeurs trouveront enfin cette paix à laquelle nous aspirons pour vivre heureux et ensemble à jamais.

(Live from the Tabernacle, London, 24 January 2011)


I let it fall, my heart,
And as it fell, you rose to claim it
It was dark and I was over
Until you kissed my lips and you saved me

My hands, they're strong
But my knees were far too weak
To stand in your arms
Without falling to your feet

But there's a side to you
That I never knew, never knew.
All the things you'd say
They were never true, never true,
And the games you play
You would always win, always win.

But I set fire to the rain,
Watched it pour as I touched your face,
Well, it burned while I cried
'Cause I heard it screaming out your name, your name!

When I lay with you
I could stay there
Close my eyes
Feel you're here forever
You and me together
Nothing gets better

'Cause there's a side to you
That I never knew, never knew,
All the things you'd say,
They were never true, never true,
And the games you play
You would always win, always win.

But I set fire to the rain,
Watched it pour as I touched your face,
Well, it burned while I cried
'Cause I heard it screaming out your name, your name!

I set fire to the rain
And I threw us into the flames
Well, it felt something died
'Cause I knew that that was the last time, the last time!

Sometimes I wake up by the door,
That heart you caught, must be waiting for you
Even now that we're already over
I can't help myself from looking for you.

I set fire to the rain,
Watch it pour as I touch your face,
Well, it burned while I cried
'Cause I heard it screaming out your name, your name

I set fire to the rain,
And I threw us into the flames
Well, it felt something died
'Cause I knew that was the last time
The last time, oh, oh!

Let it burn
Let it burn
Let it burn

jeudi 21 avril 2011

"Way Back Home" - Danny MacAskill

Quand un écossais fou de BMX se met en tête de faire découvrir son pays en se servant des éléments de chaque paysage visité. Une manière originale de nous donner envie d'aller visiter l'Ecosse !